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Vient de paraître :
BAUDRIT Alain, 2018, Éducation et formation dans les sociétés contemporaines. Le don/contre-don toujours d’actualité ?
Montpellier : Presses Universitaires de la Méditerranée, Mutations en éducation et en formation.

Cet ouvrage interroge la notion de don/contre-don dans le domaine actuel de l’éducation et de la formation. L’anthropologue Marcel Mauss l’a en effet étudiée au sein des sociétés archaïques lorsque des clans, familles ou tribus s’échangent présents, fêtes, nourritures ou cérémonies. Il voyait en effet dans de telles pratiques un intérêt pour les sociétés modernes en ce qu’elles sont de nature à favoriser la coopération, la solidarité ou le partage et, ce faisant, elles pourraient contribuer à la formation du citoyen. Il s’agit donc de voir s’il est toujours possible d’observer des formes d’échanges de ce type, notamment en termes de savoirs ou de connaissances, à la faveur de situations collectives propices aux apprentissages ou aux acquisitions pour les personnes concernées : élèves, étudiants, adultes en formation, etc. Un enjeu examiné dans le cadre de cet ouvrage au travers de diverses méthodes et situations groupales ou dyadiques, plus ou moins structurées, à caractère symétrique ou asymétrique entre les acteurs, également faites d’interactions en présentiel ou à distance. Le don/contre-don est alors susceptible de se révéler sous des formes aussi inédites que variées, mais toujours dans le respect du principe de réciprocité.

 


 

Parution de l’ouvrage de Gilles Ferréol et Eric Dugas
Oser l’autre . Violence et vulnérabilités scolaires en questions
EME éditions

Voir une présentation du livre.

En juin 2014, s’est tenu à Bordeaux un colloque international ayant pour titre : Oser l’Autre, consacré à l’altérité, à 1’éducabilité et au lien social dans la société française contemporaine. Treize communications ont été ici retenues et regroupées en deux grandes parties.

La première se propose d’apporter des éléments de cadrage et de problématisation à travers une présentation et une discussion critique des concepts de relégation et d’intégration, de stigmatisation et de reconnaissance, de handicap et d’inclusion. La thématique de l’intersubjectivité, des transgressions de genre ou bien encore de la dynamique des modes de régulation socio-affectifs est également à l’honneur.

Un second ensemble de textes privilégie témoignages et études de cas, qu’il s’agisse des exclusions temporaires dans des collèges franciliens, de l’apport du champ des didactiques, de la sociologie politique ou des enseignements de l’École de Palo Alto à la compréhension des phénomènes de violence ou de décrochage, de désengagement ou de médiation.

 


 

Parution de l’ouvrage de Charles Mercier
Autonomie, autonomies, René Rémond et la politique universitaire aux lendemains de 68

Voir une présentation de ce livre.

À partir de sources très diversifiées et rigoureusement exploitées, ce livre analyse la politique universitaire mise en œuvre aux lendemains de 68 sous Charles de Gaulle, Georges Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing. Pour comprendre cette période, où l’autonomie devient le maître-mot des discours sur l’enseignement supérieur, l’auteur a pris pour fil directeur l’action de l’historien René Rémond. Proche des élites gouvernementales et président de l’université Paris X-Nanterre entre 1971 et 1976, il se situe alors au cœur du processus de réforme. Avec empathie mais sans parti pris, l’auteur explore les modalités selon lesquels son « héros », en interaction, et parfois en compétition, avec les entourages ministériels, cherche à agir dans le jeu complexe de la politique de l’enseignement supérieur. Ce faisant, il éclaire d’une manière concrète et saisissante la combinatoire d’influences, de relations individuelles et de contingences qui détermine l’action publique. Il permet aussi de saisir un aspect central, bien qu’occulté, du rayonnement d’un grand universitaire français, souvent réduit à La Droite en France, ou à ses commentaires avisés de la vie politique et électorale. Cette étude fouillée et enlevée est essentielle pour qui souhaite comprendre les enjeux et les débats actuels sur l’Université. Elle constitue une contribution de premier plan non seulement à l’histoire et à la sociologie de l’enseignement supérieur, mais aussi à la connaissance des prises de décision sous la Cinquième république ainsi qu’à l’histoire de la vie intellectuelle française.