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Parution de l’ouvrage de André Suchet et Abderrazak El akari

Développement du sport et dynamique des territoires. Expériences internationales comparées. Montpellier: Editions AFRAPS, 2020.
Avec notamment la participation des chercheurs du LACES Jean-Francois Loudcher, Yannick Hernandez, Pauline Soulier, Jacques Mikulovic et Bernard Gresser.

Ce livre, réalisé dans le cadre d’une collaboration internationale, souhaite éclairer un certain nombre de questions entre sport, politique et développement à travers le monde. Le sport, en tant que phénomène mondialisé qui touche l’Europe depuis plus d’un siècle, et plus récemment l’Afrique ou l’Amérique du Sud, notamment dans leurs aires culturelles les plus reculées, dispose de capacités d’entraînement économique, social et politique considérables pour les territoires. Dans sa propension, déjà démontrée, à participer de l’extinction des jeux traditionnels, de contribuer au partage capitaliste mondialisé des ressources humaines et naturelles sans compter ses dérives (violences, dopage…) ou son empreinte environnementale, ce développement du sport comporte néanmoins autant de risques que de bénéfices attendus pour les sociétés.

Cet ouvrage fait plus précisément suite à la 8e Biennale de l’AFRAPS organisée sur ce thème en avril 2018 à Rabat (Maroc) par l’Institut Royal de Formation des Cadres de la Jeunesse et des sports au Centre national des sports Moulay Rachid sous la responsabilité de Abderrazak EL AKARI et André SUCHET et d’une équipe d’organisation composée d’enseignants-chercheurs, d’étudiants et du personnel de soutien attaché au centre. Les modèles sportifs de réussite économique, sociale et culturelle à travers le monde sont interrogés dans ce livre qui propose une trentaine de contributions autour des questions de politiques publiques, de décentralisation, de management des organisations sportives, de développement et de coopération en Europe, en Afrique, en Amérique du sud ou encore en Asie.

Le caractère protéiforme du sport, qui dépasse sa vocation olympique et strictement compétitive, nous invite effectivement à ne plus le considérer comme un secteur particulier du monde contemporain, mais au contraire, comme un élément indissociable des enjeux majeurs des trajectoires territoriales : développement humain, production de biens et de services, aménagement, communication, tourisme, éducation…

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Vient de paraître :
BAUDRIT Alain, 2018, Éducation et formation dans les sociétés contemporaines. Le don/contre-don toujours d’actualité ?
Montpellier : Presses Universitaires de la Méditerranée, Mutations en éducation et en formation.

Cet ouvrage interroge la notion de don/contre-don dans le domaine actuel de l’éducation et de la formation. L’anthropologue Marcel Mauss l’a en effet étudiée au sein des sociétés archaïques lorsque des clans, familles ou tribus s’échangent présents, fêtes, nourritures ou cérémonies. Il voyait en effet dans de telles pratiques un intérêt pour les sociétés modernes en ce qu’elles sont de nature à favoriser la coopération, la solidarité ou le partage et, ce faisant, elles pourraient contribuer à la formation du citoyen. Il s’agit donc de voir s’il est toujours possible d’observer des formes d’échanges de ce type, notamment en termes de savoirs ou de connaissances, à la faveur de situations collectives propices aux apprentissages ou aux acquisitions pour les personnes concernées : élèves, étudiants, adultes en formation, etc. Un enjeu examiné dans le cadre de cet ouvrage au travers de diverses méthodes et situations groupales ou dyadiques, plus ou moins structurées, à caractère symétrique ou asymétrique entre les acteurs, également faites d’interactions en présentiel ou à distance. Le don/contre-don est alors susceptible de se révéler sous des formes aussi inédites que variées, mais toujours dans le respect du principe de réciprocité.

 


 

Parution de l’ouvrage de Gilles Ferréol et Eric Dugas
Oser l’autre . Violence et vulnérabilités scolaires en questions
EME éditions

Voir une présentation du livre.

En juin 2014, s’est tenu à Bordeaux un colloque international ayant pour titre : Oser l’Autre, consacré à l’altérité, à 1’éducabilité et au lien social dans la société française contemporaine. Treize communications ont été ici retenues et regroupées en deux grandes parties.

La première se propose d’apporter des éléments de cadrage et de problématisation à travers une présentation et une discussion critique des concepts de relégation et d’intégration, de stigmatisation et de reconnaissance, de handicap et d’inclusion. La thématique de l’intersubjectivité, des transgressions de genre ou bien encore de la dynamique des modes de régulation socio-affectifs est également à l’honneur.

Un second ensemble de textes privilégie témoignages et études de cas, qu’il s’agisse des exclusions temporaires dans des collèges franciliens, de l’apport du champ des didactiques, de la sociologie politique ou des enseignements de l’École de Palo Alto à la compréhension des phénomènes de violence ou de décrochage, de désengagement ou de médiation.

 


 

Parution de l’ouvrage de Charles Mercier
Autonomie, autonomies, René Rémond et la politique universitaire aux lendemains de 68

Voir une présentation de ce livre.

À partir de sources très diversifiées et rigoureusement exploitées, ce livre analyse la politique universitaire mise en œuvre aux lendemains de 68 sous Charles de Gaulle, Georges Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing. Pour comprendre cette période, où l’autonomie devient le maître-mot des discours sur l’enseignement supérieur, l’auteur a pris pour fil directeur l’action de l’historien René Rémond. Proche des élites gouvernementales et président de l’université Paris X-Nanterre entre 1971 et 1976, il se situe alors au cœur du processus de réforme. Avec empathie mais sans parti pris, l’auteur explore les modalités selon lesquels son « héros », en interaction, et parfois en compétition, avec les entourages ministériels, cherche à agir dans le jeu complexe de la politique de l’enseignement supérieur. Ce faisant, il éclaire d’une manière concrète et saisissante la combinatoire d’influences, de relations individuelles et de contingences qui détermine l’action publique. Il permet aussi de saisir un aspect central, bien qu’occulté, du rayonnement d’un grand universitaire français, souvent réduit à La Droite en France, ou à ses commentaires avisés de la vie politique et électorale. Cette étude fouillée et enlevée est essentielle pour qui souhaite comprendre les enjeux et les débats actuels sur l’Université. Elle constitue une contribution de premier plan non seulement à l’histoire et à la sociologie de l’enseignement supérieur, mais aussi à la connaissance des prises de décision sous la Cinquième république ainsi qu’à l’histoire de la vie intellectuelle française.